Je le disais dans d'autres pages, internet c'est formidable. Un blog vous apporte des rencontres inattendues ! Nous verrons cela à la fin de cet article ...

Visiter les voies d'eau en bateau nécessite de mettre en oeuvre des moyens relativement importants et consomme un peu de carburant !

Je n'ai jamais osé en parlé mais je dois être honnête, la plaisance en eaux douces n'est pas si écolo que cela. Mis à part que les plaisanciers dans leur très grande majorité respectent scrupuleusement la nature qu'ils traversent, leurs bateaux :

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Canal du Nivernais,
on se baigne dans l'Yonne.

Rejettent les toilettes dans le cours d'eau.

Certes cela représente des quantités ridicules comparé au volume transporté par le cours d'eau. Cependant la réglementation oblige maintenant les bateaux à être équipés de cuves de rétention qui peuvent être vidées comme cela se fait pour les camping-cars. Pour autant, les communes riveraines des cours d'eau ne sont pas encore équipées de sites de vidange, aussi on continue à rejeter à la rivière ...

Parfois, sur des sites récents, on peut voir un terrain d'accueil pour camping-cars qui se trouve juste au bord de l'eau et dans ce cas la zone de vidange est utilisable par les bateaux. C'est l'avenir.

Rejettent les produits de vaisselle à la rivière.

Ce n'est pas trop grave, on trouve d'excellents produits biodégradables, faut il encore y penser. Les Compagnies de location le rappellent régulièrement dans leurs brochures.

Consomment du carburant.

Là, le bas blesse réellement. Un bateau de rivière ça ne va qu'à 5 kilomètres par heure, c'est vertueux mais avec environ 5 litres à l'heure, un bateau de rivière consomme 100 litres aux 100 kilomètres !!!

Tant qu'on n'a pas fait le calcul on ne se rend pas compte combien c'est monstrueux !

Cependant il faut ramener les choses à leur juste valeur. Ce bateau n'est pas un moyen de transport, c'est un logement et un loisir, il fabrique sont eau chaude et son électricité. Il ne va pas faire des milliers de kilomètres comme une voiture. Dans l'absolu, son impact est dérisoire.

Malgré tout, un réel effort est a réaliser et je ne comprends pas pourquoi les bateaux électriques ne sont pas plus fréquents. Au moins pour les petites unités. Tout s'y prête :

Les bateaux de rivière nécessitent des puissances modestes, comparables aux petites voitures électriques qui commencent à être mises en circulation.
Un bateau ne craint pas d'être lourd donc pas de problème avec les batteries.
Il est assez facile d'aménager des prises électriques le long des cours d'eau, il y en a déjà beaucoup, il serait tout à fait possible de recharger tous les jours voire tous les deux jours. Cela permettrait à des petites communes d'attirer un peu de passage et pas que des gens qui laissent leurs poubelles.
Le moteur électrique est silencieux, Quel plaisir que de glisser sur l'eau avec juste le bruit du clapotis le long de la coque !
Enfin, pour les compagnies, le moteur électrique apporterait de réelles économie sur l'entretien des moteurs.

Que des avantages ...

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Photo Alain Raffin,
avec
l'autorisation de l'auteur.

Revenons aux rencontres. J'ai reçu récemment une message d'une famille qui parcours les cours d'eau en vélo. Voila un moyen écolo de visiter les cours d'eau et de plus, en vélo le point de vue est différent de celui que l'on a en bateau. On peut s'arrêter plus facilement, revenir sur ses pas, chercher l'angle idéal pour une photo.

Quelques photos très réussies ICI. Il s'agit du canal du Loing, canal que j'ai fait en enchaînant jusqu'à Briare mais duquel je n'ai rapporté aucune photo pour cause d'appareil défaillant !

Rappelons que le chemin de halage est interdit à tout véhicule mais les vélo-touristes y sont systématiquement admis à condition qu'ils ne plantent pas la tente sur le territoire de l'Administration ! Les chemins de halage sont le plus souvent bien entretenus et tout à fait praticables.

PhB