L’aggravation constante de la pollution agricole due à l’utilisation d’engrais et de produits de traitements des végétaux rend l’eau impropre à la consommation dans de nombreuses régions. Les causes des différentes formes de pollution agricole :

Porcherie industrielle

- Les engrais.
- Les produits phytosanitaires : herbicides et pesticides.
- Les déjections animales qui accompagnent les élevages intensifs.
- Les accumulations de métaux (Cu, Zn) provenant des compléments alimentaires des animaux d’élevage et des résidus d’antibiotiques utilisés contre les infections animales ou pour favoriser leur croissance.

(Source : http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-eau/eau-ressource-preserver/pollutions-agricoles/)

La Bretagne souvent montrée du doigt.
La Bretagne est caractérisée par la pratique d’une agriculture intensive. Les quantités d’effluents d’élevage et d’engrais minéraux apportés aux cultures demeurent largement excédentaires par rapport aux besoins des cultures. Pour les productions végétales, des quantités importantes de pesticides sont utilisées. Ainsi, différents éléments migrent dans l’eau et viennent perturber l’équilibre chimique et microbiologique des écosystèmes aquatiques et les divers usages de l’eau. (Du site Eau Bretagne).

2008_Teneur_azote_eau

Du tableau ci dessus on voit qu'il n'y a aucune tendance à une quelconque amélioration !

Dans un rapport de quelques pages, François Laurent, géographe à l’université du Maine, apporte quelques pistes d'amélioration et la conclusion suivante :
Il serait illusoire de vouloir revenir à une agriculture d’antan, d’avant la révolution agricole. L’enjeu est aujourd’hui d’innover et de soutenir l’innovation dans de nouvelles pratiques qui permettent à la fois de produire à des rendements suffisants pour assurer un revenu décent aux agriculteurs tout en respectant l’équilibre des milieux naturels. Il convient ainsi de mieux prendre en compte le fonctionnement des milieux et des ressources en eau qui leur sont liées en les gérant de façon plus intégrée et plus systémique à l’échelle de bassins versants. Cette gestion doit se faire collectivement en associant les différents usagers de l’eau pour construire ensemble une véritable solidarité autour de cette ressource vitale.

A suivre : les pollutions domestiques (on va moins rigoler !).

PhB